La réponse des syndicats à M. le Ministre concernant la situation des travailleurs de Liberty Steel
Julien Liradelfo a dénoncé la faillite de Liberty Steel, les pertes de 520 emplois directs et d’emplois indirects, ainsi que l’inaction qu’il attribue au Gouvernement wallon dans la sauvegarde du site et des travailleurs. Pierre-Yves Jeholet a répondu avoir été en contact régulier avec les syndicats, le cabinet et la curatelle, avoir mobilisé Wallonie Entreprendre pour la sécurité du site et la recherche de repreneurs, et avoir mis en place une cellule de reconversion le 2 juin. Le ministre a rejeté l’accusation d’inertie et a indiqué rester préoccupé par la suite du dossier, tout en appelant à un dialogue plus apaisé.
Débat · 3 interventions
- JL
Monsieur le Ministre, ce qui se passe aujourd’hui à Liberty Steel n’est pas le résultat d’une catastrophe naturelle ; c’est la conséquence de vos choix politiques : le choix de laisser un patron voyou reprendre notre sidérurgie sans aucune garantie sérieuse, le choix de ne pas écouter les mises en garde du syndicat contre ce patron voyou, le choix de laisser détruire nos outils sans lever le petit doigt. Le résultat, ce sont 800 emplois directs et autant indirects qui sont perdus, et 520 travailleurs de la sidérurgie de Liberty Steel qui viennent de perdre leur boulot avec la faillite. Ces travailleurs se sont battus pour maintenir leur site. Ils ont organisé eux-mêmes des gardes d’outils pour préserver l’outil, pour surveiller le site. Ils ont été jusqu’à saisir des bobines d’étain pour payer les salaires, parce qu’ils n’étaient plus payés depuis des mois. Cela fait six ans que j’interviens à cette tribune du Parlement pour demander au ministre de l’Économie MR ce qu’il compte faire pour préserver les emplois de Liberty Steel. On voit le résultat de votre inaction. Allez-vous enfin prendre vos responsabilités pour garantir un avenir aux travailleurs de Liberty?
Agressivité 69%Émotionnel 49% Monsieur le Député, j’ai été sollicité par certaines représentations syndicales dans le cadre du dossier Liberty. J’ai répondu de façon circonstanciée. Je suis un peu surpris, je dois vous l’avouer, du ton de la réponse à ma réponse. Depuis mon entrée en fonction, j’ai eu personnellement, à de nombreuses reprises, des contacts avec les délégations syndicales, mon cabinet également. Nous avons, dans une situation difficile que vous avez réexpliquée, été à leurs côtés, pour tenter de trouver des solutions, faciliter le travail avec la curatelle. Quand vous venez faire le procès du Gouvernement wallon, c’est un peu simple. Vous connaissez le contexte dans lequel la sidérurgie a évolué, combien le contexte européen a été important il y a quelques années dans le cadre des décisions qui ont été prises. Vous savez aussi qu’avec Wallonie Entreprendre, nous avons été très réactifs pour maintenir la sécurité au niveau du site, que nous avons été actifs concernant des repreneurs éventuels, puisqu’il y avait une offre faite jusqu’au 6 juin. Nous restions facilitateurs avec la curatelle. Une cellule de reconversion a été mise en place le 2 juin, pour trouver un accompagnement le plus adéquat aux travailleurs qui ont perdu leur emploi. Dans le cadre de la suite du dossier, je resterai préoccupé de la suite qui sera réservée. J’espère que l’on pourra revenir à un dialogue un peu plus apaisé. Ceci dit, je comprends parfaitement la situation, mais le Gouvernement n’est pas resté inactif en la matière.
Constructivité 36%Factuel 71%Émotionnel 57%- JL
Monsieur le Ministre, il y a une constante avec la sidérurgie, c’est que le ministre dit toujours qu’il est mobilisé et qu’il comprend la situation, mais le résultat est le même : ce sont des pertes d’emplois. Vos interventions n’ont rien changé. Il n’y a rien pour préserver les emplois, rien pour défendre les travailleurs, rien pour empêcher la casse sociale. Votre bilan, ce sont 800 emplois directs et autant indirects perdus. Votre bilan, c’est d’avoir laissé des bandits en costard-cravate saccager notre économie et détruire nos emplois. Le MR prétend vouloir remettre les gens au travail. C’est un mensonge. Quand 520 travailleurs ne demandent qu’une chose – travailler –, on ne vous voit plus, on ne vous entend plus.
Agressivité 84%Émotionnel 61%
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