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ActualitéWalloniemercredi 21 février 2024

La demande de la ville de mons de reconsidérer le permis relatif au projet envirolead

Synthèse

Les intervenants ont relayé les inquiétudes des citoyens et du collège communal de Mons face au projet d’usine de recyclage de batteries au plomb à Ghlin, en invoquant des risques environnementaux, des failles du dossier et le contexte des pollutions PFAS et autres contrôles insuffisants. Ils ont demandé si la Ville de Mons avait officiellement sollicité un retrait ou une modification du permis, si la ministre entendait reconsidérer sa position, et si l’avocat de la Région devait encore défendre le permis devant le Conseil d’État. Les réponses de la ministre ne sont pas reprises dans l’extrait fourni ; les intervenants disent seulement comprendre qu’elle ne serait pas insensible aux questions de localisation, tout en regrettant l’absence de réponse précise sur la suite donnée au permis.

Débat · 4 interventions

  1. FD

    Madame la Ministre, avant-hier, au Conseil communal de Mons, une interpellation citoyenne a été développée par les citoyens de Ghlin et de ses environs, afin de s’opposer au projet d’une usine de recyclage de batteries au plomb qu’il est envisagé d’installer et pour lequel, avec votre collègue M. Borsus, vous avez délivré un permis. Pour une fois, la réponse du Collège communal de la Ville de Mons a quelque peu évolué par rapport aux positions antérieures. Aujourd’hui, ils remettent en cause le bien-fondé de ce permis à la lumière d’informations nouvelles sur les risques environnementaux. C’est en lien avec les problèmes de contrôle que l’on connaît sur d’autres dossiers: les PFAS et les broyeurs à métaux. Légitimement, on sent que la demande des citoyens est aujourd’hui mieux entendue par le collège communal. Je voudrais savoir si cela s’est traduit en action auprès de vous, Madame la Ministre. Avez-vous reçu un courrier de la Ville de Mons et de son collège communal vous demandant, d’une façon ou d’une autre, de retirer ou de modifier le permis délivré? C’est la première question que je vous adresse. Par ailleurs, le fond du dossier, aujourd’hui, se base sur: les inquiétudes légitimes; les failles identifiées dans le dossier; les éléments liés aux pollutions non contrôlées; la teneur déjà problématique de PFAS dans l’eau du sous-sol de la zone de Glhin-Obourg-Nimy, Allez-vous reconsidérer les choses? Par rapport au mandat que vous avez donné à l’avocat – puisque aujourd’hui, le permis est contesté au Conseil d’État –, allez-vous donner un ordre, une instruction à l’avocat de la Région wallonne pour ne plus défendre ce permis qui, visiblement, n’est pas adapté à la protection des citoyens? Merci pour votre réponse, Madame la Ministre.

    Agressivité 66%Constructivité 60%Factuel 64%Émotionnel 68%
  2. Madame la Ministre, comme vient de le dire mon collègue, le Collège communal de Mons semble avoir évolué dans sa position par rapport à ce projet d’usine de recyclage de batteries. Au début, ils étaient plutôt derrière le projet. À la suite des différentes émissions de _#Investigation_ et des différents dossiers – PFAS et celui des broyeurs de métaux –, le collège évolue dans sa position. Il semble avoir pris la décision de vous écrire pour vous demander de reconsidérer le dossier et même de retirer le permis. Madame la Ministre, avez-vous une position sur le dossier en l’état? Ce dossier va-t-il évoluer ou a-t-il évolué? Avez-vous reçu une demande officielle du Collège communal de Mons? Enfin, avez-vous l’intention de retirer ce permis qui a été octroyé?

    Agressivité 73%Constructivité 63%Factuel 68%Émotionnel 74%
  3. FD

    Je vous remercie, Madame la Ministre, même si l’on n’a pas appris beaucoup d’autres choses que ce que l’on a lu dans la presse, puisque vous faites référence aux publications que nous avons tous pu lire dans les journaux. J’entends – c’est une bonne nouvelle et un nouveau positionnement de votre part – que vous n’êtes pas insensible au problème de localisation. Depuis le début, dans ce dossier, je dis que ce type d’usine n’a pas sa place à proximité des habitations. L’autre élément sur lequel je voudrais insister, c’est que la fonction de cette entreprise est de recycler des batteries au plomb. Quand on sait que, dans 10 ans, on ne produira plus de véhicules thermiques en Europe, on peut se demander si c’est sur le recyclage de batteries au plomb, dont l’essentiel provient de voitures thermiques, que la Wallonie doit miser pour son futur. Je pense qu’il y a matière à agir. Par contre, je ne vous ai pas entendue répondre à mon questionnement en ce qui concerne la défense du permis au Conseil d’État. Selon moi, il faut arrêter de payer un avocat pour défendre un permis qui ne convient pas pour la Wallonie et l’intérêt à la fois de son développement économique, de son futur et du respect de ses citoyens et de son environnement.

    Agressivité 58%Émotionnel 48%
  4. Je vous remercie, Madame la Ministre, mais je pense qu’il y a un problème de communication dans votre cabinet parce qu’un conseiller communal Ecolo siège au Conseil communal de Mons et s’occupe des matières transversales dans votre cabinet. Donc, si vous apprenez l’information uniquement par la presse, c’est qu’il y a un gros souci de communication. _(Réaction de Mme la Ministre Tellier)_ Il est conseiller dans votre cabinet, Madame. _(Réaction de M. Hazée)_ En plus, l’échevine en charge de l’Environnement au Collège communal de Mons est également Ecolo. À nouveau, je pense qu’il y a un problème de communication, mais j’espère que ce permis sera repensé vu les différentes problématiques qui sont sorties ces derniers temps sur les PCB et les PFAS. J’entends également sur l’aménagement du territoire – on en est tous bien conscients –, mais je pense qu’à un moment il faut prendre ses responsabilités par rapport aux dangers environnementaux. Je vous remercie.

    Agressivité 55%Émotionnel 79%

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