La situation de l’entreprise avery dennison
Di Mattia a interpellé le ministre sur la restructuration d’Avery Dennison à Soignies, annonçant la possible suppression de 245 emplois sur 556, l’état de la procédure Renault, les perspectives de redéploiement et le recours éventuel à Wallonie Entreprendre ainsi qu’aux cellules de reconversion. Il a également évoqué le renouvellement du permis d’environnement classe 1, en soulignant les enjeux économiques et les garanties d’investissement attendues en contrepartie. En réponse, le ministre a apporté des précisions sur la situation de l’entreprise et sur le suivi du dossier, tandis que le député a insisté sur le manque d’informations fournies par la direction et sur l’importance du reclassement des travailleurs.
Débat · 2 interventions
- DM
Madame la Ministre, l’entreprise Avery Dennison, située à Soignies, vit une restructuration particulièrement importante et surtout coûteuse en matière d’emplois, puisque la perspective de perdre 245 postes sur les 556 occupés sur le site sonégien est clairement annoncée. En marge d’investissements à hauteur de 13 millions d’euros consentis par le groupe pour se spécialiser dans la branche _business graphics_, il apparaît que Avery Dennison souhaite annoncer une demande très importante: le renouvellement de son permis d’environnement classe 1 pour son activité de fabrication d’autocollants. Au regard de cette actualité, je voudrais revenir sur ce dossier, qui est important à la fois pour l’entreprise, pour Soignies, et pour toute la région du Centre et l’emploi de ces travailleurs. Confirmez-vous, Madame la Ministre, que la procédure Renault est bien en cours et qu’il y a toujours le souhait de la part de l’entreprise de procéder au second volet de licenciements d’ici la fin 2023? Le développement d’activités prévu à terme sur le site augure-t-il de meilleures perspectives pour l’emploi? Je parle notamment du redéploiement. Ce redéploiement a-t-il pu bénéficier de l’aide de Wallonie Entreprendre? Sur base de vos informations, pouvez-vous nous indiquer si l’entreprise s’est bien inscrite dans les cellules de reconversion activées et si le reclassement des travailleurs concernés par le licenciement est bien pris en compte? Je vous remercie pour les éléments de réponse.
Agressivité 62%Constructivité 55%Factuel 45%Émotionnel 65% - DM
Je remercie Mme la Ministre pour avoir fait écho de la réponse du ministre Borsus. On ne manquera pas de revenir sur le permis d’environnement classe 1. À partir de ce permis, il y a quand même des contraintes et des implications économiques puisque, si l’on octroie un permis pour 20 ans, on peut s’attendre à ce qu’il y ait les garanties d’investissement. En tout cas, il me semble que c’est ce que la Région est en mesure de demander. Par rapport à la rencontre avec la direction, des éléments importants venant du terrain, notamment des délégations syndicales, démontrent que l’entreprise a été coupée en deux et que la direction ne donne aucune information sur la partie de l’entreprise qui a été abandonnée. Ce sont des questions fondamentales pour le devenir et le redéploiement.
Agressivité 51%Constructivité 59%Émotionnel 43%
Questions similaires
L’annonce de 180 licenciements à ThyMarcinelle et l’impact de la restructuration de la phase à chaud
Caroline Desalle et Özlem Özen ont interpellé le ministre sur l’annonce par Riva de 179 licenciements à Thy-Marcinelle, la fermeture progressive de la phase à chaud et les risques d’un démantèlement du site. Elles ont demandé si des contacts étaient en cours avec le cabinet, Wallonie Entreprendre et le FOREm, ainsi que des garanties sur la pérennité du site et l’accompagnement des travailleurs. Pierre-Yves Jeholet a indiqué qu’il s’agissait d’une phase 1 de la procédure Renault, que toutes les pistes de reprise devaient être examinées, et que Wallonie Entreprendre était mobilisée. Il a précisé que, si les licenciements étaient confirmés, le FOREm activerait ses dispositifs pour accompagner rapidement et individuellement les travailleurs concernés dans leur reconversion.
Le licenciement de 179 travailleurs par le groupe Riva à Thy-Marcinelle
Le licenciement annoncé de 179 travailleurs par Riva à Thy-Marcinelle a été présenté comme une annonce d’intention dans le cadre de la phase 1 de la procédure Renault, la députée Özlem Özen demandant des garanties sur la pérennité du site, une stratégie industrielle wallonne et un accompagnement concret des travailleurs. Pierre-Yves Jeholet a souligné que la situation s’inscrit dans un contexte plus large de difficultés de la sidérurgie et a indiqué que toutes les pistes doivent être examinées, y compris un éventuel repreneur, avec Wallonie Entreprendre déjà mobilisée. Il a précisé que, si les licenciements sont confirmés, le FOREm activera les dispositifs de reconversion et d’accompagnement individualisé pour les travailleurs concernés, tandis que la direction et les syndicats doivent poursuivre la concertation pour limiter l’impact social.
La rupture du dialogue social de la direction d’Hexcel à Welkenraedt et les actions à mener pour le respect des travailleurs
Valérie Dejardin a interpellé le ministre sur la fermeture annoncée du site Hexcel à Welkenraedt, la clôture unilatérale et sans consensus de la phase 1 de la procédure Renault, ainsi que sur la protection des plus de 200 travailleurs concernés et la reconversion du site. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que la fermeture avait été confirmée, que la phase d’information-consultation s’était achevée sans accord, et que les syndicats avaient introduit une procédure de contestation susceptible de relancer les négociations. Il a indiqué avoir demandé à la direction la reprise du dialogue dans le respect de toutes les parties et annoncé une visite prochaine sur place, avec le FOREm, pour examiner la reconversion des sites et les solutions d’accompagnement des travailleurs. La députée s’est dite satisfaite des réponses, tout en soulignant la nécessité de respecter strictement les procédures et les droits des travailleurs.
La suppression de 36 emplois au sein de l’entreprise Milcamps à Dour
Jean-Pierre Lepine a dénoncé la suppression annoncée de 36 emplois chez Milcamps à Dour, dans un contexte social déjà tendu à Mons-Borinage, et a interrogé le ministre sur l’ouverture de la procédure Renault, le contenu de la première réunion, les contacts avec la direction et la mise en place d’une cellule de reconversion. Pierre-Yves Jeholet a confirmé que la procédure Renault était bien initiée pour 36 travailleurs sur 74, en évoquant comme motifs un outil de production vieillissant et des engagements trop importants par rapport aux volumes produits. Il a indiqué que des réunions d’information et de consultation avaient commencé, que d’autres étaient prévues, que les partenaires sociaux devraient négocier un plan social si les licenciements étaient confirmés, et que le FOREm suivait déjà le dossier afin d’accompagner au mieux les travailleurs concernés.
Les impacts de la fermeture potentielle du site de logistique H&M à Ghlin
Les députés ont alerté sur l’annonce de fermeture du site H&M Logistics de Ghlin, qui menacerait 440 emplois, en insistant sur le choc social pour les familles, les aides publiques reçues par l’entreprise et la nécessité de mobiliser la Région, le Fédéral et les acteurs économiques pour trouver un repreneur ou maintenir l’activité. Pierre-Yves Jeholet a qualifié la situation de drame humain et économique, a rappelé le déroulement de la procédure Renault et l’accompagnement prévu via les dispositifs pour l’emploi si la fermeture est confirmée. Il a précisé que H&M Logistics avait bénéficié de 16,3 millions d’euros d’aides à l’investissement mais qu’aucune récupération n’était possible en raison de l’expiration des délais légaux, tout en indiquant que des contacts avaient été pris avec la direction et que Wallonie Entreprendre examinerait d’éventuels investisseurs pour le site.