Droits des femmes
Le manque de médecins pratiquant l’IVG dans les centres de planning familial
Isabella Greco a alerté sur la pénurie de médecins pratiquant l’IVG dans les centres de planning familial, citant des femmes restées sans solution, et a demandé quelles mesures seraient prises pour garantir l’accès à cette pratique ainsi que pour renforcer la formation des médecins en concertation avec la Fédération Wallonie-Bruxelles. Yves Coppieters a reconnu une pénurie de médecins et de personnel infirmier, rappelé que 17 des 74 centres agréés en Wallonie pratiquent l’IVG et précisé que le cadre de convention avec l’INAMI relève d’un accord de 2003 hors financement régional. Il a indiqué disposer de peu de leviers régionaux pour agir sur la formation, tout en mentionnant une concertation avec l’ARES et les universités, et a réaffirmé son engagement personnel en faveur d’une dépénalisation totale et de l’allongement du délai légal.
Les menaces relatives aux droits fondamentaux des femmes en Iran
Marie Jacqmin a dénoncé l’arrestation d’Ahou Daryaei en Iran et, plus largement, les atteintes aux droits fondamentaux des femmes iraniennes, en demandant comment la Wallonie pouvait exprimer son soutien et envisager des gestes symboliques ou diplomatiques. Adrien Dolimont a qualifié la situation de dramatique, a salué le courage d’Ahou Daryaei et a indiqué qu’il interpellera la ministre des Affaires étrangères. Il a précisé que la Wallonie dispose de peu de leviers directs, mais que l’égalité femmes-hommes guide ses politiques de coopération, d’aide au développement et d’aide humanitaire, et qu’une condamnation ferme de ces dérives s’impose.
Le soutien psychologique et médicosocial offert aux patientes à la suite d’une IVG
Sophie Pécriaux a dénoncé les propos du pape à l’égard des femmes et des praticiens de l’IVG, et a interrogé le ministre sur les moyens d’améliorer l’accessibilité à l’IVG en Wallonie ainsi que l’encadrement psycho-médico-social dans les centres de planning familial. Yves Coppieters a rappelé que l’IVG est un droit fondamental et a souligné l’importance de l’accompagnement psychologique, en citant les centres de planning familial, les psychologues de première ligne, les médecins traitants et l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle comme leviers d’information et de prévention. Il a aussi insisté sur la formation des professionnels de santé et sur la question du ticket modérateur, qui relève encore d’une négociation avec le niveau fédéral, tout en évoquant des difficultés persistantes en matière d’accessibilité et de personnel.