Métiers en pénurie
Le parcours d’intégration et les métiers en pénurie
Valérie Bluge interroge le ministre sur l’orientation des primoarrivants vers les métiers en pénurie, en particulier le métier d’infirmière, dans le cadre du parcours d’intégration et de son pilier d’insertion socioprofessionnelle. Yves Coppieters répond que ce parcours vise d’abord l’inclusion sociale et qu’un module de quatre heures peut informer et orienter, sans constituer lui-même un dispositif d’insertion; il renvoie pour les données précises au FOREm et au ministre Jeholet. Il indique en outre travailler avec la Fédération Wallonie-Bruxelles à la reconnaissance des diplômes étrangers, à la VAE et à la valorisation des compétences afin d’accélérer l’accès à l’emploi dans les métiers de soins, d’accompagnement et de services. La députée souligne enfin que la DPR prévoit un modèle de type suédois « fast track » et appelle à une concertation entre les compétences concernées pour faire de ce pilier un véritable levier d’insertion.
Les métiers en pénurie menacés par la limitation du chômage à deux ans
Julien Liradelfo a critiqué la limitation du chômage à deux ans pour les personnes en formation vers des métiers en pénurie, estimant qu’une telle exclusion est contre-productive et pousse davantage vers la précarité ou le CPAS. Pierre-Yves Jeholet a rappelé l’objectif gouvernemental de remettre davantage de personnes au travail, en soulignant le paradoxe entre le nombre important de chercheurs d’emploi et la pénurie de main-d’œuvre, tout en indiquant que les modalités d’application fédérales restent à préciser. Il a précisé que les statuts des personnes en formation devront être examinés afin de ne pas pénaliser celles qui suivent des parcours professionnalisants, et que le gouvernement wallon restera attentif aux répercussions de la réforme.