Radars routiers
Les radars-tronçons
Laurent Devin interroge le ministre sur les critères retenus pour l’installation annoncée de 40 radars-tronçons en Wallonie, en demandant si la priorité sera donnée aux axes les plus accidentogènes plutôt qu’aux seuls endroits où l’excès de vitesse est fréquent. Il relie aussi le sujet aux finances des pouvoirs locaux et évoque la possibilité d’une intervention en CODECO sur la perception des amendes communales. François Desquesnes répond que le contrôle de la vitesse constitue un enjeu majeur de sécurité routière, que l’implantation des radars repose sur des procédures associant le SPW, la police et la justice, et qu’elle tient compte des analyses des zones accidentogènes. Il précise enfin que les radars-tronçons font baisser la vitesse non seulement sur le tronçon contrôlé, mais aussi en amont et en aval.
L’installation de nouveaux radars sur le territoire wallon
Arnaud Dewez salue le déploiement annoncé de 150 nouveaux radars en Wallonie, tout en interrogeant leur efficacité concrète et la capacité de traitement des amendes par les CRT et les parquets, qu’il estime souvent débordés. François Desquesnes confirme l’installation en 2025 de 150 radars fixes, répartis entre radars ponctuels, tronçons et feux, mais souligne que la demande des zones de police et des bourgmestres dépasse largement l’offre actuelle en raison des limites de traitement de la police et de la justice. Il rappelle qu’un décret de 2019 permet de convertir de petits excès de vitesse en amendes administratives et annonce avoir donné instruction à son administration d’accélérer ce traitement pour désengorger les services judiciaires. Le député se félicite de cette orientation et soutient la démarche du ministre.