Intercommunales
La fusion entre les intercommunales SPI et Ecetia et l’implication financière possible d’Enodia
Christine Mauel a interrogé le ministre sur la fusion envisagée entre la SPI et Ecetia en province de Liège, ainsi que sur un éventuel investissement d’Enodia, en demandant comment ce rapprochement s’inscrirait dans la stratégie wallonne de développement économique. Pierre-Yves Jeholet a répondu que le dossier relevait surtout des opérateurs et des autorités locales, tout en soulignant la nécessité de rationaliser des structures publiques pour gagner en lisibilité, cohérence et efficacité. Il a dit voir d’un bon œil cette fusion, qu’il relie à un accord provincial liégeois, et a estimé plus largement que plusieurs secteurs en Wallonie gagneraient à une simplification du paysage des opérateurs publics.
Le rôle des agences de développement territorial
Bruno Lefèbvre a contesté l’idée d’un monopole des agences de développement territorial en matière de parcs d’activité économique et a mis en garde contre une réforme qui, selon lui, pourrait conduire à l’abandon de certaines zones moins rentables, à davantage de spéculation foncière et à un déséquilibre territorial. Il a demandé des précisions sur le contenu, le calendrier et les modalités de la réforme, en plaidant pour l’association des agences et des intercommunales à la réflexion. En réponse, le ministre a fourni des informations sur son projet, mais l’intervenant a jugé ces éléments insuffisants pour le rassurer et a insisté sur la nécessité de maintenir une logique de service public et d’aménagement stratégique du territoire.
La gestion de l’intercommunale HUmani
Les députés ont dénoncé l’achat par l’intercommunale HUmani d’un terrain à 1,6 million d’euros, jugé inadapté à la construction d’un hôpital psychiatrique, ainsi que l’absence d’évaluation préalable et les soupçons de conflit d’intérêts liés à un versement de 100 000 euros à un mandataire. Ils ont demandé une intervention ferme de la tutelle, allant jusqu’à une mise sous tutelle ou un audit externe, en raison de signes de mauvaise gouvernance et des risques financiers pour l’intercommunale. François Desquesnes a indiqué que la justice était saisie, qu’une enquête administrative avait été ouverte en urgence et qu’aucun cadeau, prêt ou gratification n’est autorisé pour un mandataire public; il a aussi rappelé que les circulaires et la jurisprudence imposent une évaluation du bien avant achat. Il a précisé que l’acte de 2022 ne pouvait plus être annulé par la tutelle en raison du délai écoulé, tout en attendant des éléments complets de son administration avant d’envisager d’éventuelles mesures supplémentaires.