Insertion sociale
Les critiques syndicales sur les réformes du Gouvernement et leurs conséquences sur la détérioration des conditions de vie des travailleurs
Les intervenants de l’opposition ont dénoncé les réformes du Gouvernement wallon et fédéral, qu’ils jugent défavorables à l’emploi, au pouvoir d’achat et à la justice sociale, en citant notamment les APE, les titres-services, les exclusions du chômage et la hausse de divers coûts pour les ménages et les communes. Adrien Dolimont a répondu que le Gouvernement entend changer de modèle pour obtenir des résultats différents, en affirmant que certaines critiques caricaturaient les réformes et que des mesures visent à simplifier les aides à l’emploi, mieux adapter les formations au terrain et éviter les effets d’aubaine. Il a aussi évoqué le travail en cours sur la lutte contre la pauvreté et reconnu la nécessité de mieux expliquer et, au besoin, d’adapter la communication autour des réformes.
Les dix pour cent d’analphabétisme en Wallonie
Caroline Cassart-Mailleux a relayé une étude faisant état d’environ 10 % d’analphabétisme en Wallonie, qu’elle juge alarmant, en demandant si le ministre en avait tiré une analyse plus précise, ainsi qu’un bilan des structures subsidiées et de leur évaluation. Yves Coppieters a indiqué avoir pris connaissance de l’étude, souligné l’existence du plan d’action 2021-2024 et du comité de pilotage permanent réunissant la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la COCOF, et affirmé que la coordination et l’identification des besoins avaient progressé. Il a précisé ne pas disposer des montants des subsides sur le moment, mais a signalé que l’opérateur Lire et Écrire est soutenu et a insisté sur la nécessité de ne pas réduire les financements. La députée a conclu en plaidant pour une meilleure évaluation des dispositifs existants et pour l’implication d’autres acteurs locaux, comme les CPAS et les plans de cohésion sociale.