Médias
Les conséquences sur l’emploi de la fusion entre les groupes Rossel et IPM
Olivier Maroy a interrogé le ministre sur les effets de la fusion annoncée entre Rossel et IPM, en soulignant les risques pour le pluralisme de la presse francophone et pour l’emploi, notamment dans les éditions régionales de L’Avenir et de Sudpresse. Pierre-Yves Jeholet a reconnu des inquiétudes légitimes, rappelé son attachement au pluralisme et indiqué avoir déjà rencontré les éditeurs ainsi qu’une délégation de journalistes, tout en évoquant des pistes de soutien régional liées à la distribution de la presse écrite. Le débat a aussi porté sur le contexte plus large de concurrence des GAFAM, de fragilisation de la presse écrite et sur la nécessité, selon les intervenants, de mieux encadrer le rôle de la RTBF lors du prochain contrat de gestion.
L’inquiétude des télés locales à propos de l’impact d’une diminution des subventions APE sur l’avenir des télés locales
Jori Dupont a dénoncé le plan annoncé par la ministre Galant, qu’il a présenté comme une réduction des subventions APE, des emplois et du nombre de télévisions locales, avec des fusions forcées et une menace pour la couverture de la vie locale en milieu rural. Pierre-Yves Jeholet a défendu cette réforme, estimant qu’une rationalisation des médias de proximité était pertinente dans un territoire de taille limitée et l’a inscrite dans la Déclaration de politique régionale, en la reliant aussi à des priorités budgétaires comme l’aide à la petite enfance, aux soins de santé et aux personnes handicapées. En réplique, Jori Dupont a dénoncé un mépris pour l’information locale et la ruralité, et a interpellé les Engagés sur leur position.
La restructuration et le risque de pertes d’emploi dans le secteur de la presse
Stéphane Hazée a alerté sur les risques liés à une restructuration du secteur de la presse, aux incertitudes sur l’actionnariat, à la baisse des ventes et des budgets publicitaires, ainsi qu’à la fin de la concession postale, en soulignant les enjeux de pluralisme, de couverture territoriale et d’emplois dans les rédactions et les métiers de support. Pierre-Yves Jeholet a indiqué ne pas participer aux discussions capitalistiques, mais suivre de près le dossier de la presse et être en contact permanent avec les éditeurs pour trouver une solution alternative à la distribution et sur la viabilité du modèle économique, dans un contexte de forte baisse de la diffusion papier. Il a aussi précisé que les directions allaient rencontrer les représentants des travailleurs et s’est dit disponible pour examiner des propositions concrètes. En réplique, Stéphane Hazée a salué cette ouverture et a appelé à des contacts élargis avec les acteurs concernés ainsi qu’à une initiative du gouvernement, y compris vis-à-vis du fédéral et du Comité de concertation.