Mesures fédérales
Les conséquences budgétaires pour la Wallonie des mesures prises au niveau fédéral concernant notamment les demandeurs d’emploi
Le député a dénoncé les conséquences budgétaires pour la Wallonie des décisions fédérales, notamment la hausse potentielle des dépenses liées à la défense et le coût estimé à 180 millions d’euros de la suppression progressive des allocations de chômage, en demandant comment ces charges seraient financées sans nouvelles taxes. Il a aussi critiqué la baisse de l’emploi et les difficultés du secteur de la construction, qu’il attribue aux choix du Gouvernement wallon. Adrien Dolimont a répondu qu’il n’y aurait pas de nouvelle taxe, a défendu la réforme du chômage comme une mesure de réinsertion vers l’emploi et a contesté le lien établi entre les mesures wallonnes et l’augmentation des faillites, estimant que la situation est plus défavorable à l’échelle nationale. Le ministre-président a affirmé que le Gouvernement wallon entend redéployer le potentiel économique sans alourdir la fiscalité.
Les nouvelles estimations concernant les besoins des CPAS suite aux réformes fédérales
Les députées ont interrogé le ministre sur l’impact de la limitation dans le temps des allocations de chômage sur les finances des CPAS et des communes, en évoquant des estimations de surcoûts très élevés et en demandant une compensation fédérale complète ainsi qu’un soutien wallon aux pouvoirs locaux. François Desquesnes a rappelé avoir alerté en amont les négociateurs francophones sur les conséquences possibles pour les CPAS, indiqué avoir interpellé le niveau fédéral et souligné que 1,5 milliard d’euros sont prévus pour les pouvoirs locaux, avec un minimum annoncé de 234 millions pour 2026 et un étalement des mesures sur six mois. Il a toutefois précisé que les estimations restent variables et incomplètes, faute de précisions fédérales suffisantes, et a mis en avant les réformes régionales du FOREm et des politiques d’activation comme réponse structurelle pour améliorer l’emploi.
La fin des chaudières à mazout
Olivier Maroy a demandé si le calendrier prévu pour l’interdiction des chaudières au mazout dans les nouvelles constructions au 1er mars 2025 et dans les rénovations au 1er janvier 2026 était tenable, en soulignant l’absence d’arrêtés d’exécution, l’incertitude pour les ménages et les professionnels, ainsi que le manque d’alternatives abordables, notamment en l’absence de raccordement au gaz. Cécile Neven a répondu que la mesure n’est pas encore mise en œuvre ni traduite en texte légal, qu’elle doit être adaptée car les dates du plan Air-Climat-Énergie ne sont pas réalistes, et que les deux échéances seront postposées. Elle a précisé qu’un léger report est envisagé pour les bâtiments neufs, tandis que la situation des bâtiments existants nécessite davantage d’analyses, de concertation avec le secteur et l’examen d’alternatives, en tenant compte de l’état d’isolation du parc immobilier.