Protection de l’eau
La fin des bateaux électriques sur le canal du Centre en raison de la prolifération des algues
Le député a signalé que la prolifération d’algues sur le canal du Centre historique empêchait la navigation des petits bateaux électriques, entraînant l’arrêt d’une attraction touristique importante pour La Louvière et un manque à gagner pour l’ASBL exploitante, et a demandé si des mesures rapides étaient prévues. Le ministre a confirmé l’ampleur du phénomène, lié à la chaleur exceptionnelle et à la baisse de circulation des bateaux, et a indiqué qu’un contrat de faucardage avait été signé avec une entreprise privée. Il a annoncé que les premières opérations de suppression des algues commenceraient dès le lendemain afin de permettre la reprise rapide de l’activité touristique.
Les inquiétudes des citoyens concernant les polluants présents dans l’eau de consommation» Question urgente de Mme Valérie Warzée-Caverenne à Mme Anne-Catherine Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, sur «l’agriculture protectrice des ressources en eau» Question urgente de Mme Bénédicte Linard à M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, sur «la présence de polluants dans les eaux de distribution et eaux minérales
Les députées ont interpellé le ministre sur la présence de PFAS, de pesticides et d’autres polluants dans l’eau du robinet et l’eau en bouteille, en demandant des interdictions près des captages, un durcissement des normes et un plan global de réduction à la source. Yves Coppieters a indiqué qu’une note globale sur les PFAS a été présentée au Gouvernement wallon, que les normes de l’eau de distribution ont déjà été renforcées et que des plans d’action sont imposés en cas de dépassement, tout en précisant que l’eau du robinet reste potable et que l’eau en bouteille relève d’une autre compétence. Anne-Catherine Dalcq a dit vouloir renforcer les normes dans les zones de protection des captages, en concertation avec le secteur agricole, en rappelant l’interdiction de pulvérisation dans un rayon de dix mètres autour de la prise d’eau. Les répliques ont insisté sur la nécessité de transparence, d’actions concrètes et d’une interdiction des substances à la source afin de protéger la santé publique.
L’augmentation du prix de l’eau en Wallonie
Les députés ont interrogé le ministre sur les demandes d’augmentation du prix de l’eau en Wallonie, en soulignant l’impact sur le pouvoir d’achat, le caractère essentiel de ce bien et la question de savoir qui devrait financer les hausses, notamment les ménages, l’industrie ou les grands consommateurs. Le ministre a indiqué avoir reçu 12 demandes, n’en avoir accepté aucune à ce stade sauf pour de très petits distributeurs, et vouloir temporiser afin d’examiner les besoins d’investissement, les économies possibles et les impératifs liés à la qualité de l’eau. Il a aussi rappelé que le prix n’avait pas réellement augmenté depuis 2014 et a évoqué une réflexion avec les parties prenantes ainsi qu’un renforcement du Fonds social de l’eau. Les échanges ont également abordé la lutte contre les fuites, les investissements dans les réseaux et les coûts liés aux polluants comme les PFAS, le TFA et les pesticides.