Primes publiques
L’aggravation de la fracture énergétique en raison de l’octroi de prêts au lieu de primes à la rénovation
Laurent Devin a dénoncé la réduction des primes à la rénovation énergétique, qu’il juge brutale et source de désarroi pour les ménages comme pour le secteur de la construction, et a interrogé la ministre sur une éventuelle orientation vers des prêts et des obligations. Cécile Neven a confirmé que le système de primes avait été revu, tout en affirmant qu’il reste le plus généreux du pays, et a indiqué qu’un nouveau régime global de soutien à la rénovation est en préparation pour le 1er octobre 2026. Elle a précisé que plusieurs pistes sont à l’étude, dont des prêts éventuellement combinés à des primes pour certains ménages, un accompagnement renforcé, des incitants fiscaux, des obligations de rénovation et une amélioration de la certification PEB. Le député a reconnu l’existence de ce chantier mais a insisté sur le risque d’endettement pour certaines familles et sur la nécessité d’un dispositif capable d’embarquer l’ensemble des publics.
Les locataires en tant que nouvelles victimes de la réforme des primes à la rénovation
Christie Morreale a dénoncé les effets de la réforme des primes à la rénovation sur les bailleurs, en soulignant le cas d’un propriétaire ayant commencé des travaux sans pouvoir bénéficier du montant de prime attendu, ce qui pourrait soit freiner les rénovations énergétiques, soit entraîner une hausse des loyers au détriment des locataires. Cécile Neven a répondu que la réforme visait à préserver les primes dans un contexte budgétaire difficile, que la période transitoire devait protéger les investissements déjà engagés, et que les primes restent maintenues pour les bailleurs. Elle a rappelé l’existence du lien avec la grille indicative des loyers, la possibilité de recourir au Rénopack à taux zéro et a indiqué que la réforme globale prévue pour le 1er octobre 2026 tiendra compte de cet enjeu.