Construction
La réponse du Gouvernement wallon à l’appel d’Embuild sur la relance des commandes publiques
Germain Mugemangango a dénoncé l’impact des mesures du Gouvernement wallon sur le secteur de la construction, en particulier la réduction des primes de rénovation, qu’il associe à des faillites, à une baisse des commandes et à des pertes d’emplois, tout en appelant à davantage d’investissements publics. Cécile Neven a répondu que les inquiétudes du secteur sont réelles mais multifactorielles, qu’elles relèvent aussi d’autres niveaux de pouvoir, et que la réforme des primes était nécessaire pour garantir leur financement, tout en maintenant selon elle le régime le plus généreux du pays. Elle a rappelé qu’Embuild souligne également une baisse des faillites en Wallonie par rapport à la Flandre et à Bruxelles, et a indiqué que le nouveau régime global de primes est présenté positivement par la fédération.
La crise du secteur de la construction
Christine Mauel a souligné la crise profonde du secteur de la construction, marquée par la hausse des faillites, la hausse des prix immobiliers, la persistance de nombreux postes vacants et la pénurie de main-d’œuvre, en interrogeant le ministre sur les effets de la réforme du chômage, l’évolution des formations « Coup de poing », l’adaptation des dispositifs de formation aux nouvelles technologies et la mise à jour des conventions IFAPME-Embuild. Pierre-Yves Jeholet a répondu que le secteur reflète la vitalité économique, tout en rappelant le paradoxe wallon entre un grand nombre de chercheurs d’emploi et de métiers en pénurie ; il a mis en avant les réformes de l’emploi et de la formation, le travail avec les secteurs stratégiques pour mieux cibler les profils recherchés, le renforcement de l’alternance, de l’enseignement qualifiant et des opérations « Coup de poing pénurie ». Il a aussi insisté sur la nécessité d’améliorer l’image des métiers de la construction et de valoriser leur dimension technologique et leurs perspectives d’emploi.
Le soutien à la filière bois
Freddy Mockel a plaidé pour un soutien durable à la filière bois, qu’il juge stratégique pour l’économie wallonne, la transition écologique et la réduction de l’empreinte carbone. Il a insisté sur la nécessité de reconstituer une chaîne de valeur complète, de lever les obstacles dans la construction et d’accompagner l’adaptation aux essences liées au changement climatique afin de relocaliser davantage de production à haute valeur ajoutée. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’un débat de fond avait déjà eu lieu la veille sur une proposition de résolution concernant la filière bois et qu’il s’en tenait aux éléments déjà exposés à cette occasion. Freddy Mockel a répliqué que la résolution discutée en commission ne répondait pas exactement aux attentes du secteur, lesquelles avaient encore été précisées récemment.