Harcèlement
Les actions régionales de prévention et de soutien face au cyberharcèlement
Les intervenants ont dénoncé la montée du cyberharcèlement sexiste visant particulièrement les femmes en politique, avec des propos insultants, discriminatoires et humiliants relayés sur les réseaux sociaux, et ont souligné ses effets sur la santé mentale, l’autocensure et la participation politique. En réponse, le ministre-président a jugé ces violences inacceptables, a rappelé l’existence d’un volet consacré au cyberharcèlement dans la Déclaration de politique régionale et a évoqué la nécessité d’un contrôle renforcé des plateformes ainsi que d’une possible correctionnalisation de ces délits. Le ministre Yves Coppieters a détaillé plusieurs actions régionales: futur plan Genre et Droits des femmes, adaptation des textes anti-discrimination, mobilisation des acteurs de santé mentale, financement de plateformes provinciales, mise en ligne d’un site de ressources et lancement annoncé d’une campagne de sensibilisation auprès des jeunes. Bénédicte Linard et Vincent Palermo ont insisté sur la nécessité d’articuler prévention et sanctions, notamment par une action plus contraignante envers les plateformes et une coopération avec la police.
L’enquête de plan international belgique sur le harcèlement des femmes en rue
Le questionneur s’appuie sur une enquête de Plan International Belgique révélant l’ampleur du harcèlement sexuel dans l’espace public, le faible taux de plaintes, l’absence fréquente d’aide des témoins et la banalisation du phénomène, qui conduit certaines femmes à modifier leurs trajets et leurs comportements. Il demande quelles mesures concrètes ont été prises pour sensibiliser les citoyens, renforcer le rôle des témoins et donner suite aux travaux de la conférence interministérielle consacrée à cette thématique. La ministre est interrogée sur les actions déjà issues de cette concertation et sur les moyens de remédier à ce sous-recours à la plainte et au manque de soutien aux victimes.