Prêts à la rénovation
La transition vers des crédits et l’endettement en matière de rénovation énergétique
Özlem Özen a dénoncé une réforme qui, selon elle, remplace les primes par des prêts et oblige les ménages à s’endetter pour rénover, au risque d’exclure les plus précaires et de freiner la rénovation. Olivier Maroy et Anne-Catherine Goffinet ont, eux, demandé des précisions sur les conditions d’accès, la lisibilité du nouveau dispositif et les délais de traitement des dossiers. Cécile Neven a présenté une réforme structurée autour de quatre piliers: transposition des exigences européennes, plan de rénovation avec calendrier par labels PEB, adaptation du soutien MEBAR et nouveau système de soutien fondé sur le Rénopack et le Rénoprêt. Elle a indiqué que l’audit resterait préalable, que la liste des travaux resterait globalement inchangée, que l’aide serait calculée globalement plutôt que poste par poste, et que l’accès aux prêts serait lié à un saut de label, tout en détaillant le calendrier de rénovation et les règles annoncées concernant les chaudières au mazout.
La réforme du système de primes vers des prêts à la rénovation
Les députés ont interrogé la ministre sur le passage des primes à un système de prêts pour la rénovation, en dénonçant pour certains une possible exclusion des ménages précaires ou incapables d’emprunter, et en demandant des garanties de lisibilité, de prévisibilité et de rapidité du traitement des dossiers. Le ministre a présenté une vision intégrée fondée sur quatre piliers: la transposition de la directive PEB IV, un plan de rénovation avec calendrier progressif, l’adaptation du MEBAR et un nouveau régime de soutien effectif au 1er octobre 2026, articulé autour du Rénoprêt, du Rénopack et d’un accompagnement. Elle a précisé que l’audit resterait obligatoire, que la liste des travaux resterait globalement inchangée, que l’aide serait calculée sur un montant global et non poste par poste, et que l’accès aux prêts dépendrait d’un saut de label. Elle a aussi détaillé un calendrier de rénovation par échéances pour les achats et les biens existants, ainsi que les règles relatives à l’abandon progressif des chaudières au mazout, tout en rappelant que le plan devait encore être validé par l’Europe.
L’annonce de la réforme des primes à la rénovation
Les députés ont interrogé la ministre sur sa réforme des aides à la rénovation, en dénonçant pour certains le risque d’exclure les ménages précaires ou peu solvables, et en demandant des clarifications sur la lisibilité, les délais de traitement et les aides liées notamment aux chaudières au mazout. La ministre a présenté une vision intégrée fondée sur quatre piliers : transposition des exigences PEB européennes, plan de rénovation avec calendrier progressif, adaptation du dispositif MEBAR pour les ménages précarisés et nouveau système de soutien effectif au 1er octobre 2026. Elle a précisé que le futur régime reposera sur l’audit préalable, le maintien global des travaux éligibles, un soutien via le Rénopack et le Rénoprêt, un saut de label obligatoire pour accéder au soutien, ainsi qu’un calendrier de rénovation par étapes selon les acquisitions et le bâti existant. Elle a enfin indiqué que le certificat PEB devra être harmonisé, que le parc devra être certifié d’ici 2030 et a rappelé les échéances d’interdiction de remplacement des chaudières au mazout dans les bâtiments neufs et existants.
L’aggravation de la fracture énergétique en raison de l’octroi de prêts au lieu de primes à la rénovation
Laurent Devin a dénoncé la réduction des primes à la rénovation énergétique, qu’il juge brutale et source de désarroi pour les ménages comme pour le secteur de la construction, et a interrogé la ministre sur une éventuelle orientation vers des prêts et des obligations. Cécile Neven a confirmé que le système de primes avait été revu, tout en affirmant qu’il reste le plus généreux du pays, et a indiqué qu’un nouveau régime global de soutien à la rénovation est en préparation pour le 1er octobre 2026. Elle a précisé que plusieurs pistes sont à l’étude, dont des prêts éventuellement combinés à des primes pour certains ménages, un accompagnement renforcé, des incitants fiscaux, des obligations de rénovation et une amélioration de la certification PEB. Le député a reconnu l’existence de ce chantier mais a insisté sur le risque d’endettement pour certaines familles et sur la nécessité d’un dispositif capable d’embarquer l’ensemble des publics.
L’accès à la propriété pour les jeunes
Les intervenants ont souligné la difficulté croissante pour les jeunes d’accéder à la propriété, avec un âge moyen de primoacquisition estimé à 38 ans et des exigences d’apport propre jugées élevées. Ils ont évoqué les dispositifs existants — prêts sociaux, relèvement de la quotité exemptée aux droits d’enregistrement et chèque-habitat — tout en interrogeant le ministre sur l’efficacité de ce dernier, sur l’usage possible de ses moyens budgétaires et sur les contours d’un futur plan Logement. Le ministre a rappelé les mesures déjà prises, notamment le maintien du chèque-habitat, l’augmentation de la quotité exemptée et l’appui financier aux communes, tout en laissant entendre qu’une réorientation des aides vers des mécanismes plus ciblés et plus efficaces était à l’étude.
Le calendrier progressif d’exigences à la rénovation énergétique des logements wallons
Douette interroge le ministre sur le calendrier progressif des exigences de rénovation énergétique des logements wallons, en particulier pour les propriétaires-bailleurs, et s’inquiète de la capacité du secteur à suivre malgré les primes prévues. Il demande des précisions sur le nombre de bâtiments concernés, la disponibilité des entreprises et l’existence d’un plan de formation pour augmenter la main-d’œuvre, évoquant déjà des délais d’intervention très longs. En réponse, Douette estime que les objectifs annoncés, notamment pour 2026, paraissent irréalisables sans adaptation du calendrier et souhaite confronter les chiffres en commission.