Région de Bruxelles-Capitale
L’impact pour la Wallonie d’un shutdown à Bruxelles
Jean-Paul Bastin a alerté sur le risque qu’une crise budgétaire à Bruxelles, pouvant aller jusqu’à une cessation de paiement, ait des répercussions sur la Wallonie, notamment via les travailleurs wallons et les entreprises susceptibles d’être exposés. Il a interrogé le ministre-président sur les risques concrets, les mesures préventives possibles et la capacité de la Wallonie à être épargnée d’un éventuel shutdown bruxellois. Adrien Dolimont a répondu que la situation à Bruxelles est sérieuse et qu’elle appelle la mise en place rapide d’un gouvernement légitime, tout en soulignant qu’une cessation de paiement pourrait affecter les entreprises, les fonctionnaires et même la note de la Belgique si le fédéral n’intervenait pas. Il a insisté sur la nécessité de mesures de soutien et sur l’attention à porter à la solidarité interfédérale, avant d’appeler à une solution politique rapide à Bruxelles.
L’intervention du Gouvernement dans le licenciement d’un agent de l’AWEx pour acte de solidarité à l’égard des Palestiniens
Les députées ont interpellé le ministre sur le licenciement d’un agent de l’AWEx impliqué dans l’affichage d’avis de recherche visant Benyamin Nétanyahou à New Delhi, en demandant si ces faits étaient confirmés et quelles suites seraient données. Rachida Aït Alouha a également demandé une prise de position plus ferme du Gouvernement wallon sur le conflit israélo-palestinien et sur les relations commerciales avec Israël. Pierre-Yves Jeholet a indiqué qu’il ne se prononcerait pas sur le fond du conflit, a rappelé le devoir de réserve et de neutralité des représentants de l’AWEx, a précisé qu’un rapport circonstancié avait été demandé et qu’une procédure avait été ouverte. Il a confirmé que l’agent concerné ne faisait plus partie du personnel de l’AWEx.
L’impact de l’accord institutionnel entre les trois partis de la majorité sur l’accord gouvernemental
François Desquesnes s’interroge sur la portée réelle de l’accord institutionnel annoncé par les trois partis de la majorité, en relevant l’absence de coordination effective entre les Gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles et en demandant si des textes concrets suivront. Germain Mugemangango dénonce pour sa part un accord présenté avant les élections, qu’il estime contraire au vote des citoyens et insuffisant sans financement additionnel, notamment via une fiscalité accrue sur les plus riches. En réponse, il est indiqué qu’il s’agit d’un accord virtuel, destiné à la future législature, portant sur des pistes encore à l’état d’ébauche. François Desquesnes prend acte de cette précision et se réjouit des perspectives annoncées, tandis que Mugemangango maintient que la presse présente un accord préélectoral engageant déjà la prochaine majorité.
Le projet de taxe au kilomètre poursuivi par la région de bruxelles-capitale
Le député Matagne s’inquiète de la poursuite par la Région bruxelloise du projet SmartMove, qu’il présente comme une taxe kilométrique et un péage urbain à visée avant tout fiscale, et interroge le ministre sur l’envoi du texte au Conseil d’État, les délais, ainsi que l’existence ou non d’une concertation avec Bruxelles. Il déplore en outre que les informations arrivent par voie de presse et demande une attitude plus proactive de la part du ministre wallon, notamment via une saisine du Comité de concertation. Dans sa réponse, le ministre précise les éléments dont il dispose sur le dossier et rappelle les limites de l’information disponible côté wallon, sans confirmer qu’une concertation formelle ait déjà commencé.