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ActualitéWalloniemercredi 11 octobre 2023

L’approvisionnement en acier des usines nlmk

Synthèse

Antoine a interrogé le ministre sur l’avenir des sites sidérurgiques NLMK de La Louvière et de Clabecq, en raison des sanctions européennes qui mettront fin, dans un an, aux importations d’acier russe indispensables à leur activité, et a demandé quelles sources alternatives d’approvisionnement étaient envisagées. Il a également plaidé pour un délai supplémentaire jusqu’en 2028, tout en s’inquiétant de la situation financière du groupe, des pertes accumulées et d’une éventuelle nouvelle intervention de la Région wallonne via Wallonie Entreprendre. En réponse attendue, le ministre devait préciser les pistes d’approvisionnement, la position du Gouvernement sur une prolongation du délai et son appréciation de la santé financière de l’entreprise.

Débat · 2 interventions

  1. A
    Antoine
    Les Engagés

    Monsieur le Ministre, quel avenir y a-t-il pour les deux sites sidérurgiques de La Louvière et de Clabecq? C’est la question que se posent aujourd’hui les 1 200 travailleurs des deux sites, avec une réelle angoisse. C’est certainement aussi la question que se posent les organisations syndicales ou qu’entretiennent différents responsables politiques, dont je suis. En cause: les sanctions de l’Union européenne à l’égard de Moscou. Nous le savons, d’ici un an, la Russie ne pourra plus exporter de l’acier sur les deux sites. Or, ces brames d’acier bon marché étaient indispensables pour l’activité industrielle des deux sites. La Région wallonne est directement concernée, puisqu’elle détient, via Wallonie Entreprendre, 49 % des parts, à côté de l’oligarque Vladimir Lissine qui en a 51 %. Des pistes d’approvisionnement additionnelles sont évoquées. Quelles sont-elles? Quelles garanties pouvez-vous donner quant à l’approvisionnement futur des deux sites? Par ailleurs, les responsables de NLMK plaident pour un délai additionnel dans le chef de la Commission, considérant qu’un an, c’est beaucoup trop court pour trouver des pistes et des sources d’approvisionnement. Au contraire, ils soutiennent un délai jusqu’en 2028, à savoir quatre ans supplémentaires. Ce délai paraît peu conciliable avec les menaces d’embargo de l’Union européenne ainsi qu’avec l’analyse du Premier ministre qui considère que NLMK et peut-être la Région wallonne n’ont pas suffisamment déployé d’énergie pour trouver de l’approvisionnement. Enfin, pourrez-vous me dire quelle est votre position quant à ce délai? Allez-vous entreprendre des démarches auprès de l’Union européenne? La situation de l’entreprise n’est pas florissante: des pertes cumulées de 172 millions d’euros à La Louvière, de 6 millions d’euros à Clabecq et, de surcroît, une recapitalisation de créances anciennes à hauteur de 193 millions d’euros. C’est l’occasion pour moi de vous demander quelle est votre appréciation de la situation financière du groupe et si Wallonie Entreprendre et le Gouvernement wallon sont prêts à réinvestir dans ces deux sites.

    Agressivité 57%Émotionnel 40%
  2. A
    Antoine
    Les Engagés

    Avec la même courtoisie, Monsieur le Président, je m’efforce d’être très attentif aux travaux du Parlement, et ce, depuis de nombreuses années. Or, depuis la réponse du ministre de l’Économie, des éléments nouveaux sont survenus tels que la demande d’un délai complémentaire de quatre ans, portant à 2028 l’embargo qui est imposé aujourd’hui en NLMK. Je n’ai pas de réponse. Il me semble que, lorsque l’on est actionnaire à 49 %, on doit pouvoir le dire aux mandants que nous sommes tous ici représentants des Wallonnes et des Wallons. À la question «quelle sera l’action du Gouvernement?», je n’ai pas eu la moindre réponse. 15 PW – Session 2023-2024 – CRI n° 4 – Séance plénière – Mercredi 11 octobre 2023 Par ailleurs, le ministre, il y a 15 jours, a évoqué des pistes sans les nommer, et nous espérions en savoir davantage aujourd’hui. Sur ce point également, nous restons sur une impression de silence qui est, oserais-je dire, assourdissant. Il n’y a pas de perspectives nouvelles pour les travailleurs et les organisations syndicales, et le ministre n’a pas non plus apprécié la situation financière de l’entreprise, qui est pourtant particulièrement préoccupante. Nous espérions avoir une réponse préventive plutôt que de venir se plaindre lorsqu’il y aura des licenciements annoncés.

    Agressivité 75%Émotionnel 59%

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