Violences haineuses
L’action du Gouvernement contre les violences en ligne à l’égard de mandataires wallonnes
Les députés ont dénoncé la montée des violences sexistes et du cyberharcèlement visant particulièrement les femmes en politique, ainsi que l’impunité liée au manque de réaction des plateformes. Adrien Dolimont a condamné ces attaques, rappelé que la Déclaration de politique régionale prévoit un volet sur la violence et le cyberharcèlement des élus, et évoqué une action à coordonner au niveau compétent, y compris une réflexion sur la correctionnalisation de certains délits. Yves Coppieters a détaillé plusieurs mesures en cours ou annoncées : futur plan Genre et Droits des femmes, adaptation des textes anti-discrimination, actions de prévention via le plan wallon de santé, soutien à des plateformes provinciales, mise en ligne de stop-violences-femmes.be et campagne de sensibilisation prévue en 2026. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de combiner prévention, coopération avec la police et sanctions à l’égard des auteurs et des plateformes.
Les actions régionales de prévention et de soutien face au cyberharcèlement
Les intervenants ont dénoncé la montée du cyberharcèlement sexiste visant particulièrement les femmes en politique, avec des propos insultants, discriminatoires et humiliants relayés sur les réseaux sociaux, et ont souligné ses effets sur la santé mentale, l’autocensure et la participation politique. En réponse, le ministre-président a jugé ces violences inacceptables, a rappelé l’existence d’un volet consacré au cyberharcèlement dans la Déclaration de politique régionale et a évoqué la nécessité d’un contrôle renforcé des plateformes ainsi que d’une possible correctionnalisation de ces délits. Le ministre Yves Coppieters a détaillé plusieurs actions régionales: futur plan Genre et Droits des femmes, adaptation des textes anti-discrimination, mobilisation des acteurs de santé mentale, financement de plateformes provinciales, mise en ligne d’un site de ressources et lancement annoncé d’une campagne de sensibilisation auprès des jeunes. Bénédicte Linard et Vincent Palermo ont insisté sur la nécessité d’articuler prévention et sanctions, notamment par une action plus contraignante envers les plateformes et une coopération avec la police.
La recrudescence des violences homophobes
Geneviève Lazaron a alerté sur la recrudescence des violences homophobes visant notamment de jeunes hommes gays, en citant des faits divers récents et les chiffres d’Unia, et a interrogé le ministre sur les mesures de prévention, de sensibilisation et de coordination entre EVRAS, santé mentale, pouvoirs publics et plateformes numériques. Yves Coppieters a rappelé le contexte de la Pride Week et la Journée du 17 mai, souligné que plus de 35 % des plaintes liées à la dimension sexuelle concernent des violences ou du harcèlement, et indiqué qu’un travail est en cours sur une stratégie intrafrancophone d’intégration des personnes LGBTQIA+ avec plus de 40 institutions, en vue d’une note de gouvernement en juin. Il a aussi insisté sur le renforcement de l’EVRAS, sur la coopération entre niveaux de pouvoir, notamment le fédéral et les pouvoirs locaux, et sur la responsabilité politique collective de lutter contre ces violences. La députée a conclu en saluant la détermination du ministre et en rappelant que l’orientation sexuelle et l’identité de genre sont des droits fondamentaux en Belgique.
La sécurité du tunnel pour piétons de nimy à mons
Les intervenants signalent depuis plusieurs années l’insécurité et des agressions dans le tunnel piéton de Nimy, utilisé par des étudiants de l’UMons et du secondaire, et dénoncent l’absence de réponse concrète malgré des interpellations répétées. Ils relèvent une action symbolique menée par des étudiants, consistant à ériger un mur pour attirer l’attention des autorités, ainsi que des propos jugés inacceptables attribuant le problème à l’habillement des jeunes filles. Le ministre indique avoir pris connaissance de la situation, confirme l’existence d’un problème de sécurité et annonce une réunion la semaine suivante avec les acteurs concernés.