Données de santé
Les actions de la Wallonie par rapport aux enjeux de l’intelligence artificielle
Les députés ont interrogé le ministre sur la stratégie wallonne face à l’essor de l’intelligence artificielle, en insistant sur les enjeux de compétitivité, de formation, de budget, de partenariats public-privé, ainsi que sur les risques sociaux, éthiques et d’inégalités, notamment pour les femmes. Le ministre a répondu que la Wallonie ne devait pas subir l’IA mais l’anticiper, en l’intégrant de manière transversale dans Digital Wallonia et dans une future stratégie numérique, avec une approche fondée sur l’innovation, la modernisation des services et la compétitivité des entreprises. Il a souligné la nécessité d’une IA responsable, éthique, transparente et respectueuse de la vie privée, tout en affirmant que l’Europe, la Belgique et la Wallonie doivent agir avec urgence. Les intervenants ont ensuite salué l’ouverture à une discussion ultérieure sur les aspects budgétaires et les initiatives de recherche, tout en rappelant la nécessité de prendre en compte l’impact de l’IA sur le genre et la démocratie.
Les nouveaux prélèvements non conformes dans le cadre des contaminations aux PFAS
Les députés ont interrogé le ministre sur de nouveaux prélèvements sanguins jugés non conformes chez des personnes exposées aux PFAS à Chièvres, Ronquières et Nandrin, en demandant si les informations de presse étaient exactes, quelles étaient les causes du problème et comment rassurer les citoyens concernés, parfois appelés à un troisième prélèvement. Yves Coppieters a indiqué qu’après l’erreur constatée fin août, l’ISSeP et le laboratoire appliquent une vigilance accrue; il a expliqué que 25 des 418 premiers échantillons présentaient une hémolyse, phénomène médical pouvant altérer un tube, et qu’en cas de doute il avait été demandé à 15 personnes de réaliser un prélèvement capillaire, moins invasif, plutôt qu’une nouvelle prise de sang. Il a précisé qu’aucune mauvaise manipulation n’était en cours, que les prélèvements se poursuivaient normalement et que le dossier juridique restait entre l’ISSeP et le laboratoire. Les députés ont salué les précisions et rappelé l’importance de la transparence, du suivi des victimes et du renforcement des moyens de l’ISSeP pour le biomonitoring PFAS.
La non-conformité de certains nouveaux prélèvements dans le cadre des contaminations aux PFAS
Les députés ont dénoncé la répétition de non-conformités dans les nouveaux prélèvements sanguins réalisés chez des personnes exposées aux PFAS à Chièvres, Ronquières et Nandrin, ainsi que l’impact de ces erreurs sur la confiance des citoyens et la nécessité d’un éventuel nouveau prélèvement. Yves Coppieters a expliqué qu’après l’erreur initiale, l’ISSeP et le laboratoire appliquaient un principe de précaution renforcé, que les prélèvements étaient effectués par des infirmières et que les anomalies constatées concernaient 25 tubes sur 418, en raison d’hémolyse, sans mauvaise manipulation avérée. Il a précisé que, pour une dizaine de tubes suspects, un prélèvement capillaire moins invasif avait été demandé à 15 personnes, que les résultats n’étaient pas encore connus et que le volet juridique restait entre l’ISSeP et le laboratoire. Les intervenants ont enfin insisté sur la nécessité de transparence, d’accompagnement des victimes et sur le renforcement du cadre de l’ISSeP pour le biomonitoring PFAS.