Droits sociaux
La menace sur les allocations familiales pour les jeunes âgés de 18 à 21 ans
Alice Bernard a dénoncé le projet de conditionner les allocations familiales des 18 à 21 ans au fait d’être en formation, en enseignement ou dans une démarche d’insertion, estimant que cela priverait de nombreux jeunes, notamment en décrochage, en mobilité ou en difficulté de santé mentale, d’un droit jusqu’ici automatique. Yves Coppieters a répondu qu’il s’agissait d’une mesure d’optimisation et de simplification prévue par la Déclaration de politique régionale, visant à lier le droit à certaines situations de formation ou de recherche d’emploi, tout en affirmant qu’il n’était pas question de toucher aux allocations pour l’ensemble de la population. Il a également évoqué le renforcement du soutien aux familles monoparentales, la lutte contre la précarité infantile et la simplification administrative via la mutualisation des outils des caisses d’allocations familiales. En réplique, Alice Bernard a maintenu que ces changements entraîneraient des pertes d’allocations pour certains jeunes et a critiqué une politique qu’elle juge socialement régressive.
La prise en charge du vieillissement en Wallonie
Valérie Dejardin a interrogé le ministre sur la mise en œuvre de la prise en charge plus souple du vieillissement en Wallonie, les difficultés de recrutement, de financement et de conditions de travail des SAFA, ainsi que sur le calendrier de l’assurance autonomie. Yves Coppieters a répondu qu’une réforme ambitieuse du bien-vieillir est en préparation pour 2025-2029, avec une note au Gouvernement annoncée sous peu et un travail coordonné avec les plans de santé mentale, de prévention et la réforme de la première ligne. Il a présenté trois axes prioritaires: renforcer l’aide à domicile, développer des solutions intermédiaires et innovantes entre domicile et maison de repos, et améliorer la coordination territoriale de l’offre de soins. Il a ajouté que l’assurance autonomie solidaire devrait être mise en place en fin de législature, tandis que la députée a exprimé des réserves sur ce mécanisme, estimant que le réinvestissement devrait passer par les services publics sans nouvelle taxe pour les citoyens.
Le sommet européen de porto
Jacqueline Galant a salué le sommet social européen de Porto comme un moment historique, en mettant en avant l’engagement social signé par les partenaires européens et les objectifs 2030 en matière d’emploi, de formation et de lutte contre l’exclusion sociale. Elle a interrogé le ministre-président sur sa position, sur l’impact de cet accord pour les politiques wallonnes et sur la manière de concrétiser ces objectifs. Le ministre a reconnu que toutes les demandes n’avaient pas été rencontrées, mais a souligné l’importance du Conseil pour avoir fixé une trajectoire sociale européenne au-delà des seuls indicateurs du PIB, ainsi que le fait que la Belgique y ait parlé d’une seule voix.