Crises sanitaires
L’exposition de la Wallonie à la transmission du chikungunya
Céline Tellier a alerté sur l’augmentation du risque d’introduction et de transmission du chikungunya, de la dengue, du Zika et de la fièvre du Nil en Wallonie, en lien avec le réchauffement climatique et la progression du moustique tigre, et a पूछा demandé s’il existait un dispositif spécifique de surveillance et de préparation des professionnels de santé. Yves Coppieters a répondu qu’il ne s’agit pas d’une situation endémique en Belgique mais de cas importés, tout en rappelant l’existence d’une surveillance au travers du plan NEHAP et du plan Environnement-Santé, ainsi que de dispositifs régionaux via l’AViQ et le SPW ARNE. Il a annoncé la révision de la liste des maladies à déclaration obligatoire avec l’intégration du chikungunya, et la préparation d’actions de sensibilisation du public sur la stagnation des eaux afin de limiter la prolifération des moustiques.
Le pic épidémique de la grippe et la rupture de stock des vaccins
Sabine Roberty a interpellé le ministre sur la pénurie de vaccins antigrippaux en pleine circulation du virus, en soulignant les ruptures de stock en pharmacie et l’importance de protéger les publics fragiles. Yves Coppieters a indiqué que le pic épidémique n’était pas encore atteint, que plusieurs souches circulaient, dont un variant H3N2 particulièrement transmissible, et a expliqué que le système d’approvisionnement repose sur des précommandes et des volumes ajustés en amont. Il a reconnu que l’accessibilité avait augmenté avec la distribution en pharmacie, mais que les stocks n’avaient pas été suffisamment anticipés, ce qui a conduit à des ruptures. Il a précisé qu’environ 1,92 million de personnes avaient été vaccinées au 19 décembre 2025, pour une couverture actuelle d’environ 50 %, alors que l’objectif visé est de 60 à 65 %.
Les mesures de surveillance mises en place par l’AViQ face au risque de mutation du virus H5N1
Vincent Palermo a interrogé le ministre sur les mesures de surveillance et de prévention face au risque de mutation du virus H5N1, en demandant comment les services wallons coopèrent avec Sciensano, les vétérinaires et les agriculteurs, ainsi que quelles actions de contrôle et de communication sont prévues. Yves Coppieters a rappelé l’existence du Risk Management Group au niveau fédéral pour évaluer les risques zoonotiques et coordonner les stratégies, ainsi que le plan d’urgence sanitaire de l’AViQ, activable en cas de suspicion d’épidémie, avec possibilité de mobilisation d’une cellule de crise. Il a précisé que, si la situation dépassait le seul volet sanitaire, la Cellule nationale de crise prendrait la coordination générale. Le député a accueilli positivement ces mécanismes et a souhaité un retour régulier en commission sur les risques et l’évolution de la situation.