Médecine générale
La pénurie de médecins dans 90 pour cent des communes luxembourgeoises
Les députées ont alerté sur l’aggravation de la pénurie de médecins généralistes en province de Luxembourg et dans l’arrondissement de Verviers, en insistant sur le vieillissement des praticiens, la baisse des installations en équivalent temps plein et le besoin d’actions coordonnées avec le fédéral, la Fédération Wallonie-Bruxelles, les communes et les provinces. Yves Coppieters a répondu que la situation est multifactorielle et qu’elle exige d’agir sur la formation, les quotas INAMI, les incitants à l’installation et la valorisation des stages en milieu rural, tout en confirmant le maintien d’Impulseo, mais avec une réforme du dispositif. Il a également mis en avant les pratiques collectives, qu’il considère comme une réponse utile à la pénurie, et annoncé un plan d’attractivité des métiers de la santé ainsi qu’un travail avec la Fédération Wallonie-Bruxelles pour augmenter le nombre de généralistes formés. Les intervenantes ont salué certaines pistes, tout en jugeant le rythme des mesures insuffisant au regard de l’urgence locale, en particulier dans les zones rurales touchées.
Les enseignements à tirer du dernier cadastre officiel des médecins généralistes publié par l’AViQ» Question d’actualité de Mme Valérie Dejardin à M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, sur «le manque de médecins généralistes dans la région de Verviers
Les députées ont alerté sur l’aggravation de la pénurie de médecins généralistes, en particulier en province de Luxembourg et dans l’arrondissement de Verviers, en évoquant le vieillissement des praticiens, le recul des équivalents temps plein, la difficulté d’attractivité des zones rurales et l’efficacité des dispositifs existants comme Impulseo. Elles ont interrogé le ministre sur les coordinations avec le fédéral, la Fédération Wallonie-Bruxelles et les pouvoirs locaux, ainsi que sur le soutien aux stages en milieu rural et aux initiatives de formation et d’installation. Yves Coppieters a expliqué que la pénurie relève de plusieurs niveaux de pouvoir, a rappelé que les nouvelles installations dépassent globalement les cessations sauf au Luxembourg, et a annoncé des pistes de travail sur les quotas, la planification, les stages ruraux, les pratiques collectives et la réforme d’Impulseo, sans suppression du dispositif. Il a indiqué qu’un plan d’attractivité des métiers de la santé serait présenté et que des résultats tangibles ne seraient visibles qu’à moyen terme.
L’exercice de la médecine de première ligne dans les postes de garde
Les intervenants ont dénoncé les effets de la réforme fédérale du 1733 sur l’organisation des gardes de médecine générale en Wallonie, en soulignant l’absence de tri des appels, l’augmentation de la charge de travail nocturne et l’inadéquation du modèle avec la ruralité et la pénurie de médecins. Ils ont demandé à la ministre d’intervenir auprès de son homologue fédéral, de défendre les spécificités wallonnes et de soutenir davantage les cercles de médecine générale. En réponse, la ministre a rappelé avoir engagé le dialogue avec le cabinet fédéral, indiqué que des moyens supplémentaires étaient annoncés au niveau fédéral et assuré suivre le dossier afin de rechercher une réforme plus apaisante pour les généralistes.
La seconde chance de vaccination contre la covid-19 octroyée à partir de fin juin
Jacqueline Galant a interrogé la ministre sur la réouverture d’une seconde chance de vaccination via Qvax pour les personnes ayant refusé une première dose, en demandant comment les convaincre de se faire vacciner, notamment parmi le personnel soignant et les plus de 65 ans. Elle a insisté sur la nécessité de relancer activement l’information et de mobiliser davantage les médecins généralistes, jugés les mieux placés pour persuader les personnes encore réticentes. Aucun élément de réponse de la ministre n’apparaît dans l’extrait fourni.