Formation numérique
La formation des jeunes aux nouvelles technologies par Tumo
Valérie Bluge a interrogé le ministre sur l’ouverture à Liège d’un centre Tumo, proposant gratuitement aux 12-18 ans des formations numériques, et sur sa contribution à la transformation numérique de la Wallonie. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que le projet s’inscrit dans la stratégie numérique régionale et vise à susciter des vocations dans les métiers du numérique, via des apprentissages en intelligence artificielle, codage, programmation et animation 3D pour 1 500 jeunes. Il a précisé qu’il s’agit d’un partenariat associant notamment l’Université de Liège, Noshaq/LeanSquare, des entreprises privées et des PME, avec un soutien public régional initial mais un objectif d’autofinancement à terme. La députée a salué cette opportunité pour les talents wallons et pour l’économie régionale, en soulignant l’intérêt d’une implantation à Liège.
Les formations sur l’intelligence artificielle proposées par Microsoft en Belgique
Christine Mauel a interrogé le ministre sur l’annonce de Microsoft BeLux visant à former 600 000 Belges et 300 000 Wallons à l’intelligence artificielle, ainsi que sur le projet de former 10 000 fonctionnaires wallons. Elle a demandé un commentaire sur cette initiative et des précisions sur les actions envisagées au sein du SPW en matière de formation à l’IA. Pierre-Yves Jeholet a indiqué soutenir les initiatives de formation en intelligence artificielle, qu’il considère comme un enjeu de compétitivité, d’insertion socioprofessionnelle et de montée en compétences. Il a précisé que ces actions seront appuyées si elles s’inscrivent dans la stratégie Digital Wallonia, en complément d’opérateurs tels que BeCode et le MIC.
Le projet de digital factory lancé par le FOREm à La Louvière
Le député a interrogé le ministre sur l’état d’avancement du projet de digital factory du FOREm à La Louvière, en demandant des précisions sur la temporalité, le financement et l’implantation géographique. Le ministre a rappelé l’intérêt stratégique de telles infrastructures pour la formation au numérique, mais a indiqué que le projet louviérois ne répondait pas aux critères du Plan de relance, en raison notamment d’un permis toujours en attente, d’un manque de pertinence au regard du maillage territorial et de coûts d’exploitation non budgétés. Il a conclu que, sur proposition du FOREm, le projet de La Louvière ne serait pas retenu.
Le baromètre de maturité du numérique et la fracture des compétences numériques
Mourad Sahli salue les progrès en matière d’accès et d’équipement numériques mis en évidence par le baromètre de l’Agence du numérique, mais souligne qu’une part importante de la population wallonne, dont de nombreux jeunes, reste éloignée du numérique faute de compétences et d’usage. Il interroge le ministre sur les leviers et solutions prévus à l’horizon 2024 pour renforcer ces capacités et réduire la fracture numérique. Le ministre apporte une réponse jugée complète par le questionneur, en rappelant les efforts menés par la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles, notamment via l’école, pour accompagner et former les publics concernés.
Les moyens octroyés aux communes pour leur sécurité informatique
Sabine Roberty a dénoncé la paralysie de l’administration communale de Liège à la suite d’une cyberattaque et a interrogé le ministre sur les moyens complémentaires annoncés pour renforcer la sécurité informatique des communes, ainsi que sur les modalités et délais d’octroi des subsides. Elle a souligné l’urgence de protéger les données personnelles et l’importance d’associer le personnel à cette transition numérique. Le ministre a indiqué qu’une enveloppe de 10 millions d’euros serait mobilisée en fin d’année, portée à 20 millions d’euros, et a insisté sur l’importance de la formation des agents communaux pour accompagner ces mesures de cybersécurité.