Séjour des travailleurs étrangers
La régularisation des sans-papiers et les métiers en pénurie
Disabato a interrogé la ministre sur la demande du Gouvernement wallon d’inscrire à une CIM la régularisation des sans-papiers, en liant cette question aux métiers en pénurie et au besoin de permettre à des personnes déjà présentes sur le territoire de travailler légalement. Sobry a contesté cette approche, estimant que la priorité devait rester la mise à l’emploi des 223 000 demandeurs d’emploi wallons et craignant un appel d’air ainsi qu’une forme de sélection entre sans-papiers selon leurs compétences. Anne Laffut a surtout insisté sur les chiffres du FOREm, jugés peu encourageants, et a demandé si le problème relevait de la formation, de la réforme du FOREm ou plus largement du sous-emploi en Wallonie. Dans sa réponse, la ministre a défendu une approche pragmatique, en soulignant l’ampleur des pénuries et la nécessité de travailler à la fois sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi et sur des solutions pour répondre aux besoins de main-d’œuvre, y compris via une régularisation par le travail.
La demande de permis de travail pour les sans-papiers
Le débat a porté sur la demande de permis de travail pour les personnes sans-papiers, avec un échange centré sur les conditions d’accès à l’emploi et les conséquences pour ces personnes. La questionneuse a soulevé les enjeux liés à leur régularisation professionnelle et à leur situation sociale, tandis que la ministre Christie Morreale a apporté des éléments de réponse sur le cadre applicable et la position des autorités compétentes.