La concertation intrabelge autour du retour éventuel de la protection civile à Ghlin
Guillaume Soupart a plaidé pour une réflexion sur le retour éventuel d’un site de protection civile à Ghlin ou, plus largement, sur une meilleure répartition territoriale des moyens en Wallonie, en invoquant notamment la distance du site de Crisnée, des temps d’intervention jugés trop longs et les risques liés à la concentration d’industries Seveso dans le Hainaut. Adrien Dolimont a rappelé que la protection civile relève de la deuxième ligne d’urgence et qu’une analyse des risques guide les discussions en cours avec le ministre fédéral de l’Intérieur, sans que la Wallonie ne tranche elle-même le choix de localisation. Il a précisé que le CORTEX intervient en appui en situation de crise et que des échanges réguliers existent, tout en indiquant qu’aucun calendrier n’était fixé pour une décision.
Débat · 3 interventions
Monsieur le Ministre-Président, la sécurité civile des Wallons doit continuer d’être assurée. À l’heure actuelle, il n’y a plus qu’un seul site de protection civile, qui se situe à Crisnée. Je ne vais pas éluder la question, c’était une réforme du Gouvernement MR-N-VA en 2014. (Réactions dans l’assemblée) Je peux tout à fait rejoindre le constat qu’il fallait objectiver les moyens, que, à l’échelle de la Wallonie, il est possible et utile d’avoir un seul site de protection civile. Toutefois, la question de la localisation à Crisnée peut poser question, notamment du fait que le site n’est pas forcément central par rapport à la Wallonie. Il y a eu, le 9 mai dernier, un accident sur l’autoroute, qui a un peu créé la panique dans la population, parce que la protection civile a pris une heure quarante-cinq pour arriver sur le site. (Réactions dans l’assemblée) La question a été posée au nouveau ministre de l’Intérieur, qui a décidé d’objectiver ce qui se passe sur le terrain, de savoir quels sont les risques à l’échelle nationale. On sait que, notamment en Hainaut, nous avons une population d’un peu plus de 1,3 million d’habitants, qu’il y a, selon les derniers chiffres connus, 44 usines Seveso. Le ministre Quintin se dit ouvert à une réflexion sur le sujet. On sait que, en Wallonie, le CORTEX doit s’occuper de la coordination des risques et de la transmission de l’expertise. Avez-vous pu en discuter au sein d’un CODECO? Avez-vous déjà eu une réflexion sur le sujet? Quelle est la position de la Wallonie sur le sujet? Comment se déroule la coordination au niveau de la protection des risques au sein du CORTEX? (Applaudissements) M. le Président. – Notons les applaudissements nourris sur tous les bancs. La parole est à M. le Ministre-Président Dolimont.
Agressivité 37%Constructivité 54%Factuel 45%Émotionnel 45%Monsieur le Député, vous m’avez posé toute une série de questions sur lesquelles, à mon avis, on reviendra plus largement en commission, on a d’ailleurs déjà eu l’occasion de débattre. Néanmoins, je vais rappeler l’importance de la protection civile, qui est un service de deuxième ligne en termes d’urgence. Une réflexion, qui n’est pas nouvelle, est menée depuis quelques années pour avoir la meilleure répartition territoriale possible en procédant à une analyse des risques. Cela veut dire que ce n’est pas bêtement la distance entre le point d’intervention et le point maximum de risque. Il s’agit de se demander à quel endroit on a le plus de risques d’avoir des récurrences d’informations: typiquement, le nombre d’entreprises Seveso, et cetera. On a eu toutes ces discussions avec le ministre Quintin, qui continue à travailler sur le sujet. Le CORTEX est là aussi en appui en période de crise. On échange donc régulièrement, mais pas dans le choix même de la position sur la sécurité civile. Bref, c’est un sujet sur lequel on travaille. Je ne sais pas vous dire quand cela atterrira ni quand le ministre de l’Intérieur aura décidé d’avancer sur ces sujets, qui restent des sujets importants, surtout quand on voit les interventions qui sont souvent primordiales et souvent même rassurantes pour la population lorsqu’une crise survient. (Applaudissements) M. le Président. – Des applaudissements émanent de tous les bancs. La parole est à M. Soupart.
Constructivité 49%Émotionnel 62%Merci, Monsieur le Ministre-Président, pour le travail réalisé. En effet, ce sur quoi nous devons vraiment réfléchir, c’est une meilleure répartition sur l’ensemble du territoire. Je suis ravi d’entendre les applaudissements nourris du Parti socialiste, qui, à ce que je sache, était dans les Gouvernements, à la fois du côté wallon et du côté fédéral, les cinq dernières années, et où un nouveau site de la protection civile n’a pas été rouvert. (Réactions dans l’assemblée) C’est une réflexion que nous devons mener de manière transpartisane au sein de ce Parlement. (Réaction de M. Devin) M. le Président. – Il n’y a pas eu de fait personnel, aucun nom n’ayant été cité.
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Le rôle du CORTEX dans le cadre de la stratégie européenne pour une union de préparation et la situation de la Wallonie face aux crises
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